Catalogue des artefacts

TOUS ADOPTÉS | MERCI À TOUS LES ADOPTANTS!

Adoptez un artefact

Le Musée Colby-Curtis (Société historique de Stanstead) détient une magnifique collection d’artefacts et d’archives qui témoigne du riche patrimoine culturel de la communauté frontalière de la région de Stanstead, du 19e et du 20e siècle.

Le programme de financement Adoptez un artefact a été conçu pour donner l’opportunité aux résidents, écoles, entreprises et organisations de la MRC de Memphrémagog d’adopter pour une année un artefact de notre collection. En adoptant l’un de nos artefacts, vous contribuez de manière significative à soutenir la mission du musée.

Tous les artefacts sélectionnés pour cette deuxième édition du programme de financement Adoptez un artefact, ainsi que le nom des adoptants, ont été dévoilés lors de la Soirée de dévoilement qui a eu lieu au musée le samedi 7 septembre 2019!

À vous de découvrir cette impressionnante sélection d’artefacts qui raconte les histoires de notre région et de notre communauté!

Les avantages

Lorsque vous adoptez un artefact du catalogue, vous bénéficiez des avantages suivants :

  • Un certificat d’adoption valide pour un an ainsi qu’un document comprenant une photo ainsi qu’une description de votre artefact;
  • Une vignette d’exposition placée à côté de votre artefact reconnaissant votre contribution (mention de crédit facultative);
  • Une reconnaissance parmi les autres adoptants sur notre site Internet (facultatif);
  • Votre histoire d’adoption sur notre site Internet (facultatif); 
  • Priorité afin d’adopter votre artefact à nouveau l’année suivante;
  • Un reçu pour fins fiscales (montant total);
  • Deux billets pour la Soirée de dévoilement (adoptions de 750 $ et plus);
  • Un billet pour la Soirée de dévoilement (adoptions de 500 $ et moins).

L’adoption d’un artefact peut être une façon amusante et unique d’offrir un cadeau à quelqu’un que vous aimez!

Catalogue 2019

1. Diligence, vers 1890

Cette diligence fabriquée par la compagnie américaine Abbott & Downing est l’une des deux qui sont utilisées pour le transport de passagers et du courrier dans la région de Stanstead, d’abord par Bert Channell puis par Archie Walker. L’arrivée du chemin de fer à Stanstead en 1896 marque le déclin des diligences. Archie Walker vend ses deux diligences à John et F. Winfield Hackett, qui fait don de l’une d’elle à la Société en 1958. L’autre diligence fait maintenant partie des collections d’Ingenium – Musées des sciences et de l’innovation du Canada, situé à Ottawa.
Numéro d’inventaire : 1990.627.1-2

Adopté par Claude Lagacé & Paul Bannerman (Fondation Bannerman)

2. Piano carré, milieu du 19e siècle

Ce piano carré a été fabriqué par Lemuel Gilbert (1839-1863), un des fabricants de pianos les plus importants des États-Unis. Il n’a jamais construit un grand volume d’instruments et c’est pourquoi ses pianos, commercialisés en tant que pianos Boudoir, sont extrêmement rares aujourd’hui. Donateur inconnu, vers 1980.
Numéro d’inventaire : 1989.33

Adopté par Danièle Lalande &
Jean-Pierre Gaudreau

3. Collection de verres canneberge, 19e siècle

Collection de verres soufflés dit canneberge, rehaussés de figures blanches de style rococo peintes à la main par l’artiste britannique Mary Gregory. Cette collection est léguée à la Société en 1992 par Maurice Lemay, réputé antiquaire et collectionneur sherbrookois. La plupart des articles en montre sont connus comme étant les Mary Gregory Pieces et sont produits par la célèbre Boston & Sandwich Glass Company, une importante fabrique de verrerie située à Cape Cod au Massachusetts. La riche couleur canneberge est obtenue en ajoutant de I’oxyde d’or au verre en fusion. Le terme verre canneberge fait référence à une couleur et non à un type de verre spécifique.
Numéro d’inventaire : 1993.2.1-36

Adopté par Barbara Bruhmuller

4. Horloge murale, vers 1837

Malgré quelques fabricants marquants dans l’industrie horlogère au Québec, celle-ci n’a jamais été très florissante. Ce sont plutôt les industries américaines des états limitrophes comme la Nouvelle-Angleterre ou le Connecticut qui ont rapidement gagné le marché nord-américain. Cette pièce fait exception et constitue l’une des rares horloges murales fabriquées au Québec, à Stanstead, par Porter Kimball. Il s’agit d’une pièce d’horlogerie rarissime; il n’en subsiste qu’une douzaine comme celle-ci. Elle a été donnée à la Société en 1962 par Maurice Lemay, réputé antiquaire et collectionneur sherbrookois.
Numéro d’inventaire : 1989.1124

Adopté par Penny Packard & John Logan 

5. Appareil-photo rigide de John Joel Parker, date inconnue

J. Parker (1877-1961) est né à Hatley et est diplômé de l’École commerciale du Stanstead College. Il débute sa carrière de photographe en 1896 en s’associant avec George Johnston, de la région de Sherbrooke. En novembre 1899, il inaugure son propre studio à Derby Line au coin de Caswell Avenue et de Main Street. Vers 1965, la SHS acquiert quelques 7000 négatifs sur plaque de verre, principalement des portraits et des paysages, qui sont maintenant conservés pour les générations futures. Parker et son épouse, Ethelwyn Brooks, furent des membres actifs de la Société. Cette caméra fut donnée à la Société en 1970 par la succession de J. J. Parker.
Numéro d’inventaire : 1989.1588

Adopté par Peter Southam

6. Machine à écrire de Maude Gage Pellerin, vers 1910

Enfant unique, Maude Gage Pellerin (1884-1958) est née à Granby. Lorsqu’elle était encore petite, sa famille déménage à Hatley, où Maude demeure jusqu’à sa mort. En plus de ses contributions régulières aux chroniques historiques du Stanstead Journal, Maude publie deux ouvrages : The Story of Hatley, un ouvrage d’histoire locale, et Songs of Old Quebec. Elle a aussi co-signé The Trail of the Broad Highway avec son amie Bertha Weston Price. Don de Linda, Brenda et Shirley Pellerin, petites-filles de Maude Gage Pellerin, 2017.
Numéro d’inventaire : 2017.15.3

Adopté par Gael Eakin & Desmond Morton

7. Bureau de poste de Marlington, 1887-1915

Vers le tournant du 20e siècle, presque tous les hameaux et villages du Canada ont leur propre bureau de poste. Plusieurs sont situés dans des résidences privées ou dans des commerces, et chacun est sous la direction d’un maître ou d’une maîtresse de poste. Le comté de Stanstead compte à lui seul des douzaines de bureaux de poste. L’un d’entre eux, le Bureau de poste de Marlington, est ouvert le 1er février 1887 et ferme ses portes le 18 octobre 1915. Les maîtres de poste en sont E. B. Gustin (1887-1903), Mme Mary Gustin (1903-1908) et Warren B. Bullock (1908-1915). Don attribué à Arthur Soutière, entre 1963 et 1972.
Numéro d’inventaire : 1990.499

Adopté par Construction Mario Gosselin

8. Trophée de chasse, 1940

Il s’agit de l’un des plus gros spécimens d’orignal jamais chassé au Québec, avec un poids d’environ 1200 livres et un panache mesurant 62 ½ » d’une pointe à l’autre. Cet animal a été capturé par Merrick Belknap, Warren Drew et Everette Duquette, tous de Magog, alors qu’ils recueillent du poisson pour la pisciculture de Magog, près du lac de la Carpe, situé au nord de Saint-Jovite. Don de Merrick Belknap lors de l’exposition Voyager dans les Cantons, 2010.
Numéro d’inventaire : 2010.4

Adopté par Heather & Tom Conyers

9. Courtepointe à pointes folles, 1887

Courtepointe à pointes folles as-semblée à la main par Winifred Buckland Channell, alors qu’elle a 16 ans. Confectionnée à partir de velours et de soie, chaque pièce est brodée et habilement peinte à la main pour en faire l’une des plus riches et des plus belles courte-pointes de l’art populaire québé-cois. Winnie Buckland (1870-1940) née à Barnston, épouse le célèbre journaliste Leonard Channell, fon-dateur de la Sherbrooke Daily Re-cord Company. Après la mort de son mari en 1909, elle devint vice-présidente, puis présidente de la compagnie, une position inha-bituelle pour une femme à cette période. Don de Muriel Channell Greenleaf, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.143

Adopté par Ann Onymous

10. Contrat de construction du pont Narrows, 1881

Le pont Narrows est un pont couvert qui traverse Fitch Bay sur le lac Memphré-magog. Ce pont est construit par Charles et Alexander MacPherson, de Georgeville, pour la somme de 775 $. Le contrat fait part de chaque détail de la construction de la structure : les fermes doivent être du style Town; la cambrure doit mesurer exacte-ment 2,5 pouces (6,35 cm); et les poutres doivent être faites de « mélèze de forêt ancienne, sans sève ni défectuosités ». Les matériaux doivent être « de la meilleure qualité, et la main-d’œuvre, de première classe ». Le pont Narrows existe encore de nos jours, ce qui témoigne de la solidité de sa construction et de la volonté des habitants de la région de préserver cette importante structure patrimoniale. L’arte-fact fait partie du Fonds Marion Morrill.
Numéro d’inventaire : Mor 15.1

Adopté par Construction Mario Gosselin

11. Maquette, 1956

Au Québec, les granges rondes sont présentes partout dans la partie sud des Cantons-de-l’Est, près de la frontière américaine. Elles datent pour la plupart du début du 20e siècle et constituent un aspect important du patrimoine architectural de la région. Aujourd’hui, il existe encore sept granges rondes dans la région, notamment celle représentée par cette maquette, réalisée par l’artiste Orson Shorey Wheeler (1902-1990), originaire de Way’s Mills. Wheeler a créé des maquettes à l’échelle, de plus de 200 bâtiments architecturaux du monde entier. Il fut l’un des sculpteurs de portraits les plus réputés au Canada. Plusieurs de ses œuvres ainsi que ses archives personnelles font partie des collections de la SHS. Don de John H. E. Colby, 2006.
Numéro d’inventaire : 2006.696

Adopté par Gabriel Safdie

12. Canot d’écorce, fin du 19e siècle

Pendant des siècles, les canots d’écorce sont utilisés par les peuples autochtones de l’est du Canada. Ces embarcations sont construites par des artisans habiles partout où de l’écorce de qualité et de grandeur suffisantes est disponible. D’autres matériaux sont aussi utilisés : le thuya, les racines d’épinette, la babiche et le goudron fait de gomme de résineux mélangée à du charbon et du gras animal. Ce canot a été construit dans le « style algonquien », reconnaissable à la coque légèrement évasée, les proues pointues et la courbure moyenne appropriée aux lacs et aux rivières. Ce canot pourrait être d’origine abénaquise et provenir de la vallée de la Saint-François, mais de plus amples recherches sont nécessaires pour en déterminer la provenance exacte. L’usage de clous à tête plate pour fixer le rebord suggère une construction postérieure à 1880. Don de Mme Austen d’Ayers Cliff, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1990.252

Adopté par Geneviève Monette & Eric Demers

13. Tunique réglementaire du 26th Stanstead Dragoons, vers 1910

Cette magnifique tunique réglementaire canadienne est l’un des rares artefacts de cette unité que possède la Société. Ce régiment de la Force de réserve voit le jour à Coaticook, au Québec, le 1er avril 1910, lorsque le 26th Canadian Horse Stanstead Dragoons est autorisé. Il est rebaptisé 26th Stanstead Dragoons le 3 septembre 1912, puis The Eastern Township Mounted Rifles le 15 mars 1920. Le 15 décembre 1936, le régiment est converti à l’artillerie et rebaptisé  27th Field Brigade, Royal Cana-dian Artillery (RCA). Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 2016.512

Adopté par Brian & Kathy Curtis & family

14. Parka, vers 1880

Parka d’homme provenant d’une communauté autochtone des Grands Lacs ou du Manitoba, tanné à la main et fait de peau d’antilope des prairies ou de cerf, de fourrure de castor et de perles de verre. Il a été modifié vers 1930; on y a ajouté une doublure, un col et des poignets en fourrure de castor. Ce parka a appartenu à plus d’une génération des hommes de la famille Routledge, descendants de Sir Hugh Allan, le riche armateur montréalais, aussi propriétaire de la Pointe Belmere sur le lac Memphrémagog. Pointe Belmere est restée la propriété de la famille Routledge jusque dans les années 1990. Don de M. James Routledge, Belmere — Stanstead Co., Québec, 2000.
Numéro d’inventaire : 2000.19

Adopté par Grant Myers

15. Divan-lit de Henry Seth Taylor, 19e siècle

Ce divan-lit est conçu et construit par Henry Seth Taylor (1833-1887), à qui l’on doit, entre autres, la construction de la toute première voiture à vapeur du Canada. L’objet est l’ancêtre du divan-lit que nous connaissons aujourd’hui. Il faut voir le mécanisme ingénieux qui permet de transformer le divan en lit double pour bien l’apprécier. L’objet est donné à la SHS en 1982 par Doug Farrow, et est exposé pour la première fois en 1985, alors que le Musée Colby-Curtis se situe à Beebe.
Numéro d’inventaire : 1989.308

Adopté par Clément Jacques

16. General Grant, le bœuf mammouth, 19e siècle

Cette peinture, attribuée à l’artiste britannique William Henry Davis, représente le célèbre boeuf blanc de 4000 lbs ayant appartenu à Carlos Pierce, entrepreneur très prospère et ancien propriétaire de la résidence Sunnyside. L’animal est devenu célèbre après avoir été présenté à Abraham Lincoln, futur président des États-Unis, en 1854. Il a également été présenté au Général U. S. Grant à l’occasion de son investiture en tant que président des États-Unis, à Washington, le 4 Mars, 1869. Don de Archie Butters, petit-neveu de Carlos Pierce, 1990. Restauration effectuée par le Centre de conservation du Québec.
Numéro d’inventaire : 1991.1725

Adopté par Nephew of Archie Butters

17. Pharmacie portative, 1886

Cette pharmacie portative servant à contenir des flacons remplis de produits nécessaires à la préparation des médicaments a appartenu au docteur Chester William Cowles. Après ses études à l’université de New York, alors âgé de 24 ans, le docteur Cowles accepte un partenariat avec le médecin de Stanstead Plain, Moses French Colby, M.D. Don de Miss H. Cowles, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.1162

Adopté par Ed Makin

18. Portrait de Marcus Child, 1859

Marcus Child (1792-1859), homme d’af-faires et politicien, est né à West Boylston, au Massachusetts, en 1792. Il s’établit dans le comté de Stanstead en 1812 en tant que pharmacien, et plus tard à titre de maître de poste et de magistrat. Il s’établit ensuite à Coaticook en tant que marchand et fabricant. Marcus Child est élu à l’As-semblée législative du Bas-Canada pour Stanstead en 1829, et y siège de 1829 à 1830, puis de 1834 à 1837. Dans les années 1830, il s’allie au Parti Patriote de Louis-Joseph Papineau, ce qui l’oblige à s’exiler au Vermont à la suite de la Rébellion des Patriotes au Bas-Canada. Il est réélu à l’Assemblée en 1841 contre Moses French Colby, et y siège jusqu’en 1844. Il est reconnu comme l’un des fondateurs du Stanstead Seminary, précurseur du Stanstead College. Don de Jean G. Castles, 1980. Restauration effectuée par le Centre de conservation du Québec. Numéro d’inventaire : 1989.307

Adopté par Ann Montgomery

19. Tablier maçonnique, 1846

Tablier maçonnique, peint à la main sur une étoffe de soie. Les tabliers du début du 19e siècle sont souvent des œuvres d’art, et reflètent le lien tangible entre un membre et son expérience à titre de maçon. La franc-maçonnerie fait son apparition au Canada à l’époque de la Conquête en 1759. Au tournant du 19e siècle, la fraternité s’étend dans le pays, notamment dans les Cantons-de-l’Est. Stanstead est le siège de la loge Golden Rule numéro 5. Créée en 1803, Golden Rule (et sa prédécesseure, la loge Lively Stone) était une loge internationale dont les membres provenaient du Canada et des États-Unis. Jusqu’à la Guerre de 1812, la loge maçonnique est située directement sur la frontière canado-américaine. Son emplacement actuel sur la rue Dufferin remonte à 1860. Aujourd’hui, cet édifice magnifique est l’un des plus anciens temples maçonniques encore actifs au Canada. Don de John G. Gilman, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.1600.3

Adopté par Golden Rule Lodge No. 5, Stanstead

20. Porte-voix honorifique, 1885

Quand les compagnies de pompiers volontaires américaines commencent à se former à la fin du 18e siècle, le besoin se fait sentir de mieux organiser les efforts de lutte contre les incendies. Les ingénieurs et les officiers commencent alors à utiliser des porte-voix afin de diriger et amplifier le son de leur voix au cours de l’agitation qui règne sur la scène d’un feu. Ce porte-voix honorifique a été présenté aux pompiers de la ville de Stanstead en l’honneur de leur service. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 1990.171.1

Adopté par Toby & Judy Rochester

21. Enseigne publicitaire, 19e siècle

Enseigne publicitaire en métal annonçant la peinture à l’huile de lin Elephant pure pour la compagnie Pike Bros. & Co. C’est à la suite du décès de leur père Henry Pike que William M. Pike et David H. Pike reprennent l’entreprise familiale. Le magasin général, situé à Rock Island, est renommé Pike Brothers, le 8 avril 1874. Don de Denis Normandeau, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1991.1754

Adopté par Terence Hawes Financial Services Inc.

22. Dîner de la vieille garde, 1882

Le photographe William James Topley (1845-1930) est le plus grand portraitiste d’Ottawa au 19e siècle. Pour réaliser cette impressionnante composition de groupe commémorant un banquet donné en l’honneur de John A Macdonald, debout au centre de l’image, Topley a combiné plusieurs techniques. Il a photographié individuellement chacun des personnages représentés, il a découpé ces portraits et les a placés dans un décor de pièce peint à la main, et enfin il a rephotographié le tout pour avoir une vue uniforme de la scène. Grâce à tous ces procédés délicats et coûteux, Topley réussit à faire une composition complexe digne de la peinture d’histoire, et qui peut être reproduite en de multiples exemplaires et formats. Don de Mme Helen Colby, 1992.
Numéro d’inventaire : 920969

Adopté par Sylvain Bouchard

23. Boussole d’arpenteur, 1802

Munie d’une aiguille aimantée horizontale insérée dans une pièce en laiton afin de ne pas perturber la lecture, la boussole d’arpenteur permet d’indiquer le nord magnétique. Celle-ci, fabriquée par la compagnie américaine Samuel Thaxter & Son, aurait été utilisée par Joseph Bouchette, arpenteur général du Bas-Canada, lors de son relevé de la frontière dans le secteur de Stanstead. Topographe de métier, il fait divers travaux relatifs à la frontière entre le Canada et les États de la Nouvelle-Angleterre. Il reçoit également plusieurs commandes d’enquêtes sur l’état de la colonisation dans différentes parties du pays, dont au moins trois le conduisent dans les Cantons-de-l’Est. Les techniques d’arpentage élaborées au cours des siècles ont fortement contribué à créer le paysage que nous connaissons aujourd’hui. Don de John Gustin Jr., date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.1358.1-2

Adopté par Susan Copeland et Denis Lord en l’honneur d’Ithiel Towner (1742-1810), un ancêtre de Denis. 

24. Boîte à chapeau de l’Ordre du Temple, vers 1900

Les Baldwin sont une famille importante de Baldwin’s Mills depuis deux siècles. A. E. Baldwin, le propriétaire initial de ces objets, était pharmacien et chimiste à Coaticook. Il était aussi un franc-maçon et un membre de l’Ordre du Temple, ou Chevaliers templiers. En 1867, le Grand Conclave des Chevaliers templiers d’Angleterre et du Pays de Galles donne une charte au Campement Plantagenet de Stanstead. Celui-ci est toujours actif aujourd’hui à Sherbrooke sous le nom de Préceptoire Sussex no 9. L’Ordre du Temple est le plus haut degré dans le rite maçonnique York. Même s’il n’a aucun lien historique avec les Templiers ou les croisades, l’Ordre est strictement chrétien. Les membres représentent les chevaliers des croisades, d’où la présence d’une croix de templier. Don de Mme Ken Baldwin, 1983.
Numéro d’inventaire : 1989.1619.7-9

Adopté par Sussex Preceptory #9

25. Pot de chambre, premier quart du 20e siècle

Le pot de chambre, appelé aussi vase de nuit, est l’ancêtre des toilettes actuelles. Généralement placé sous le lit, il permet de satisfaire les besoins naturels la nuit, afin d’éviter de sortir de la chambre. Couramment utilisé avant l’installation des sanitaires, il disparaît progressivement au cours du 20e siècle. Ce récipient portatif en demi-porcelaine a été fabriqué par la compagnie Anglaise Dudson Wilcox & Till. Don de Soeur Thérèse Vachon, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1995.136.1-2

Adopté par Anne Leydet in memory of Hannah Van Kamp

26. Carriole Biron, vers 1880

Originaire d’Ascot Corner, Pamphile Biron (1838-1917) émigre à Manchester, au New Hampshire, avec ses parents alors qu’il est encore tout jeune. C’est à Manchester qu’il apprend le métier de charron. Il revient dans la région pour ouvrir, en 1857, une carrosserie au centre-ville de Sherbrooke, la P. Biron & Sons. Les célèbres carrioles rouges Biron jouissent d’une réputation internationale. À la fin du 19e siècle, de passage dans les Cantons-de-l’Est, Lord Beresford aurait commandé pour 300 $ un véhicule de promenade de grand luxe, le modèle Ladies Phaeton, pour la reine Victoria! Malheureusement pour M. Biron et ses fils, l’avènement de l’automobile entraîne le dépérissement du transport hippomobile et l’entreprise ferme ses portes en 1931. Don de Jacques Darche, 2013.
Numéro d’inventaire : 2013.8.1-2

Adopté par Stanley & Jean Harris

27. Lit de jour, 1930

Ce lit de repos fait de noyer est le résultat d’un travail d’étudiant réalisé par Helen Lovat Opie (1907-1998) pendant ses études en design industriel à la Pennsylvania Museum School of Industrial Art de Philadelphie. En mai 1932, elle obtient son diplôme, accompagné d’un prix pour l’excellence de son travail. Helen Lovat Opie rencontre son futur mari, Charles Carroll Colby II lors d’une réception à New York. Elle travaille à la préservation et à la restauration du domaine de Carrollcroft pendant de nombreuses années. Motivée par le désir d’assurer la continuité et la sauvegarde d’un important patrimoine familial, elle lègue la maison et son contenu à la Société historique de Stanstead qui en prend  officiellement possession le 13 mai 1992 pour y loger le Musée Colby-Curtis. Don de Mme Helen Colby, 1992.
Numéro d’inventaire : 920211

Adopté par Gretchen & Robert Colby

28. Trépigneuse à chien, mouton ou chèvre, 19e siècle

Frank Henry Sleeper (1862-1937), le célèbre coaticookois inventeur du cric de Norton, conçoit au  cours de sa vie de nombreux objets utilitaires parmi lesquels se trouve cette trépigneuse. Actionné par la marche sur place d’un chien, d’un mouton ou d’une chèvre, un tablier roulant se déroule sous les pattes de l’animal et transmet la force requise au fonctionnement d’une baratte à beurre. À l’époque, les puissances habituellement utilisées pour le barattage sont celles de l’homme, du chien, du mouton et de l’eau. Les commentateurs de l’époque s’entendent pour dire que la puissance ovine est la moins chère, la plus durable et la plus efficace de toutes. Un seul mouton suffit à baratter le beurre de vingt vaches! Don de M. Thorton Cleveland de Libbytown, vers 1900.
Numéro d’inventaire : 1990.251

Adopté par Valerie Behan & Guy Pelletier

29. Campement de chasseurs au lac aux Araignées, 1862

Cette peinture anonyme montre, à droite, l’inventeur stansteadois Henry Seth Taylor (1831-1887) au cours d’un voyage près du lac Mégantic. Elle porte la marque d’un amateur talentueux, mais qui n’a pas appris la peinture dans une académie – on le voit notamment au traitement des mains et à la rigidité des corps. Elle correspond de si près à une photographie qu’il est probable que les personnages et leur environnement ont été dessinés sur la toile à l’aide d’un projecteur. L’artiste a légèrement amélioré la scène : l’ouverture dans le ciel est plus grande et les figures sont plus éloignées les unes des autres, ce qui désengorge le campement. En comparant les deux images, on ne peut que se demander : pourquoi l’homme debout n’a-t-il pas été reproduit dans la peinture? Don de John Gilman, date inconnue. Restauration effectuée par le Centre de conservation du Québec.
Numéro d’inventaire : 1989.1477

Adopté par Matthew Farfan

30. Paysage avec arbres et rochers, 19e siècle

Artiste, illustrateur et dessina-teur, William Stewart Hunter Jr. (1823-1898) est bien connu pour ses ouvrages illustrés de lithographies célébrant le paysage canadien, notamment Hunter’s Eastern Township Scenery. Ce n’est que récem-ment, par le biais d’un don fait au Musée Colby-Curtis, que les peintures à l’huile de Hunter sont sorties de l’ombre. Auto-didacte, Hunter a développé un style centré sur l’idée de pittoresque. Dans cette peinture, l’homme qui pêche ajoute une touche de réel et de quotidien au paysage dominé par de grands arbres matures aux couleurs automnales, qui cadrent soigneusement une vue sur le ravissant paysage montagneux typique de la région. Don de Mme Melodie Levitt, 2008. Restauration effectuée par le Centre de conservation du Québec. Numéro d’inventaire : 2008.13

Adopté par Gabriel Safdie

31. Pistolet à silex, 19e siècle

Par son format et la forme de sa crosse, cette arme est un pistolet de cavalerie du début du 19e siècle. La forme octogonale du baril indique une arme de qualité ordinaire ou inférieure datant de l’époque préindustrielle. Le pivot de baïonnette intégrée suggère une fabrication autour de 1830. L’aspect général du pistolet est artisanal, notamment ses incrustations en os caractéristiques du Maghreb, qui au 19e siècle est connu pour importer d’Europe les parties métalliques des armes pour les assembler sur place. Aucune des parties métalliques ne contient d’inscription, ce qui est pourtant la norme des manufacturiers d’armes européens. Trois possibilités demeurent quant à l’origine du pistolet : a) c’est une arme maghrébine des années 1830-1840; b) c’est une arme artisanale américaine des années 1830; c) c’est une fausse antiquité admirablement bien réalisée, probablement faite au Maroc dans les années 1950 ou 1960. Don du major C. A. Smith, 1977.
Numéro d’inventaire : 1989.1595

Adopté par Stephen Rocke

32. Bottes de femme, premier quart du 20e siècle

En 1913, l’usine Thomas G. Plant à Boston est le plus important manufacturier de chaussures pour femmes au monde, avec une production annuelle de huit millions de bottines et souliers. Sous la marque « Queen Quality », on y fabrique toutes sortes de chaussures en toile et en cuir, la plupart à lacets et quelques modèles à boutons. Toutes leurs bottes sont des bottines arrivant à la cheville, une mode popularisée par la reine Victoria au milieu du 19e  siècle. Les bottines à boutons sont en vogue jusque dans les années 1920 et il est probable que cette paire date du début du siècle, où elle aurait été vendue 3,25 $. Ces bottines habillées sont du style le plus populaire de l’époque, le balmoral. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 1989.870.1-2

Adopté par Jean-Michel Lamothe

33. Moule à hampe de faux, première moitié du 20e siècle

Cet objet est constitué d’un tréteau en bois sur lequel est fixée une longue pièce en métal sinueuse formant un moule à hampe de faux. Le principe consiste à passer une hampe (manche) en bois à la vapeur et de l’insérer dans le moule afin d’obtenir la forme typique de cet outil agricole. Ce moule a été utilisé à l’usine Dominion Snath Factory qui était située le long de la rivière Coaticook, à Waterville. Cette usine est transférée de Sherbrooke à Waterville au début des années 1890 par Joseph Rice Ball et E. A. Bishop. Don de M. Lorne MacPherson, entre 1970 et 1971.
Numéro d’inventaire : 1990.353

Adopté par Josiane Caillet

34. Visière, 1903

La visière en celluloïd transparent de couleur vert foncé est un type de visière qui est fréquemment portée, entre la fin du 19e siècle et le milieu du 20e siècle, par les comptables, les télégraphistes, les rédacteurs en chef et d’autres personnes engagées dans des activités axées sur la vision et le détail. Ce type d’objet vise à protéger les yeux de la forte luminosité des lampes à incandescence et des bougies, réduisant ainsi la fatigue oculaire. La couleur verte est particulièrement reposante pour les yeux et son usage est répandu, notamment dans la fabrication des abat-jours des lampes de banquier classique. Le premier brevet pour ce modèle de visière a été accordé à William Mahony, le 25 septembre 1900. La publicité du fabricant leur attribue plusieurs qualités : légère, ajustable, durable et hygiénique! Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 2019.x.1

Adopté par Penny Farfan

35. Robe de mariée, vers 1864

Cette robe de mariée en taffetas de soie et velours bruns a été portée par Eva Lafrance lors de son mariage à Joseph Turcotte en 1884, alors qu’elle avait 16 ans. Tous les deux résidents de Stanstead, ils y ont exploité un petit magasin pendant plusieurs années. Cette robe de mariée a également été portée par la mère d’Eva (Lafrance) Turcotte lors de son mariage, vers 1864. Au 19e siècle, les robes de mariée de couleur étaient la norme, et la suprême élégance consistait à porter des tons de prune. La tradition du mariage en blanc est attribuée à la reine Victoria qui fut la première à le faire. Don de Mme Roland Rodrigue, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.1517.1-2

Adopté par Nadine Bjornestad

36. Métier à dentelle, vers 1890

Ce métier à dentelle, aussi appelé coussin de dentellière, a été utilisé par les Ursulines de Stanstead pendant plus de 75 ans. En 1884, neuf Ursulines de Québec ouvrent leur monastère à Stanstead Plain dans un édifice construit selon les plans de François-Xavier Berlinguet, architecte, ingénieur et sculpteur québécois. Cette même année, les portes du pensionnat et de l’externat s’ouvrent aux fillettes et on aménage une école pour les garçons. À cette époque, Stanstead était considérée comme la perle des Cantons-de-l’Est par les Ursulines. Le Monastère des Ursulines de Stanstead ferme ses portes en 2004 pour faire place, sept ans plus tard, au Manoir de Stanstead, une résidence pour personnes âgées. Don de Sœur Angèle Bernard, 1990.
Numéro d’inventaire : 1990.1666.1-24

Adopté par Penny Farfan

37. Faux à buisson, vers 1904

Cet instrument agricole a appartenu à Erasmus Darwin Smith (1850-1933), résident et ancien maire de Magog. Cet outil sert à couper les plantes ligneuses et les petits arbres dans les zones boisées en cours de déblaiement entre 1904 et 1910 pour nettoyer la terre de la maison d’été familiale, située sur la rive est du lac Memphrémagog, à la Pointe Drummond, au nord de Georgeville. Smith a peint une marque jaune sur la hampe de la faux, une tradition perpétuée par plus d’une génération. Cette marque distinctive leur permettait de repérer leurs outils plus facilement à la fin d’une journée de travail impliquant souvent plusieurs familles. Don de Karen Smith et Robert Irvine, 2017.
Numéro d’inventaire : 2017.24

Adopté par A.J. & Jane DeLange

38. Course internationale de traîneaux à chiens, 1974

Cette lithographie réalisée par l’artiste Edward Brown (circa 1900-1976) représente la très populaire course internationale de traîneaux à chiens organisée par le Club Rotary de la frontière. Le Club Rotary de la frontière est constitué durant une cérémonie qui se déroule à l’hôtel Del Monte de Rock Island le 26 juin 1935. Il s’agit du premier Club Rotary à compter des membres provenant des deux côtés de la frontière. Aujourd’hui, les membres proviennent de Rock Island, de Stanstead, de Beebe et d’Ayer’s Cliff du côté canadien, et de Derby Line du côté états-unien. Militaire à la retraite, Edward Brown s’établit vers 1962 près du lac Massawippi, puis à Ayer’s Cliff. L’artiste, membre de la SHS, a illustré plusieurs paysages de la région des Cantons-de-l’Est. Don de Edward Brown, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.1280

Adopté par Charles Dorion

39. Service à thé Coalport, vers 1891

Ce service à thé est offert à Mary Spafford Williams et John Child Colby lors de leur mariage en 1908. Il entre dans la collection de la Société en 2001, par leur fils John H. E. Colby, également généreux mécène pour la SHS. Fondée en Angleterre par John Rose en 1795, la Coalport Porcelain Manufactory détient une part importante du marché au 19e siècle. Cette entreprise a fabriqué une tràs large gamme de produits en porcelaine.
Numéro d’inventaire : 2001.46-53

Adopté par Nadine Bjornestad

40. Marie Jeanne, circa 1900

Cette poupée parlante, donnée à la Société vers 1987 par Mme Ed. Lortie, a été achetée à Québec en 1922. Elle porte toujours ses habits d’origine; seules la robe et les chaussures sont des reproductions de ses premiers vêtements. La perruque est faite de vrais cheveux. Pour parler, la poupée dépend d’un phonographe actionné au moyen d’une clé à l’avant du corps. Du côté droit se trouve le cylindre préenregistré. Le saphir est ensuite baissé et actionné à l’aide d’un levier situé sur la poitrine. Le son sort par trois ouvertures pratiquées derrière la tête. Même si le mécanisme fonctionne encore, tous les cylindres ont été perdus.
Numéro d’inventaire : 1989.166

Adopté par Jane Coppenrath

41. Bâton de jeu de crosse, fin du 19e siècle

La crosse a été le premier sport national du Canada. C’est à Cornwall, en Ontario, que ce sport est le plus populaire. Frank Lally, ancien joueur de crosse et réputé fabricant de bâtons de crosse, y ouvre son entreprise dans les années 1880. Ce bâton a appartenu à Georges Pierce Butters (1866-1938), un des descendants de la famille Pierce, famille pionnière de Stanstead. Don de Archie Butters et Nancy Pacaud, 1998.
Numéro d’inventaire : 1998.80.1

Adopté par David Drouin-Lê

42. Livre de comptes de Daniel Curtis, 1806-1829

Daniel Curtis (1770-1833) est le premier membre de la famille Curtis à s’installer au Canada. Il épouse Mary Aikin à Cornith, au Vermont, puis s’installe à Stanstead en 1800. Avec son épouse, il investit le Rang 10, lot 8, défriche la terre et bâtit la ferme qui est restée dans la famille durant plusieurs années. Don de Carmen Curtis, fille de Arthur E. Curtis Jr., 2001.
Numéro d’inventaire : BD-A82.1

Adopté par Keira & Rya Curtis

43. Machine à coudre pour enfant, 1914

Cet objet n’est pas un jouet, mais une véritable machine à coudre, fabriquée pour enseigner la couture à la machine aux jeunes filles et vendue exclusivement par la compagnie Singer entre 1910 et 1950. Ce modèle est l’un des plus difficiles à trouver sur le marché, surtout dans sa boîte en carton vert d’origine. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 2018.x.22

Adopté par Penny Farfan

44. Face-à-main, fin du 19e siècle

Les lunettes connaissent une évolution importante au fil du temps. Ayant une fonction exclusivement utilitaire au départ, elles deviennent rapidement un accessoire de mode important auprès de la bourgeoisie. Ce face-à-main aurait été utilisé comme jumelles de théâtre. Fabriqué en écaille de tortue, ce modèle est composé de deux binocles de forces différentes et d’un manche fendu sur le sens de la longueur permettant ainsi d’y replier les lunettes. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 1989.1088

Adopté par S. Lopes

45. Couronne capillaire, 1962

Aux 19e et 20e siècles, il est courant de conserver les cheveux pour les transformer en une couronne capillaire et ainsi honorer la mémoire d’un proche. Cette pièce commémorative peut être fabriquée à partir des cheveux d’une personne ou de toute une famille. Les cheveux sont façonnés par torsion en forme de fleurs et de feuilles. Ces formes sont ensuite cousues à de fines structures en fil métallique puis combinées en une couronne en forme de U, laissant ainsi le haut ouvert pour permettre l’ascension du défunt au ciel ou encore pour porter bonheur. Celle-ci est fabriquée avec les cheveux des arrière-grands-parents d’Emma Langmaid de Wolfeboro, New Hampshire. Don de Mabel Drew de Rock Island, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.1285.1-3

Adopté par Debbie Bishop

46. Abécédaire brodé, 1829

Dans les travaux d’aiguille, l’abécédaire est un ouvrage de base destiné à enseigner différents points de broderie. En général, l’abécédaire comporte les lettres de l’alphabet, les chiffres de 0 à 9 ainsi que des éléments décoratifs tels que des figures, des bordures, des motifs, le nom de l’exécutante et la date. Celui-ci comporte également une mention en vers : « This needlework of mine can tell / When I was young I learned well / And by my parents I was taught / Never to spend my time for naught. » L’ouvrage est réalisé à huit ans par Emily Pierce (1821-1832), fille du notable stansteadois Wilder Pierce, à qui l’on doit la construction de l’édifice Wilder-Pierce qui a servi à loger un magasin général, le tout premier bureau de douanes de la région des Cantons-de-l’Est puis une succursale de l’Eastern Townships Bank. Don de Mme. Helen Colby, 1992.
Numéro d’inventaire : 920219

Adopté par Derek Booth

47. Étui à mouches, 19e siècle

Contenant en cuir qui sert à ranger et à transporter des mouches artificielles utilisées pour la pêche à la ligne. Cet étui à mouches a appartenu à Henry Seth Taylor et à son fils Charles Henry Taylor. Il témoigne d’un intérêt pour la pêche transmis de génération en génération et d’une complicité entre un père et son fils. Horloger de métier et grand amateur de chasse et pêche, nous devons à Henry Seth Taylor (1833-1887) la construction de la toute première voiture à vapeur au Canada. Charles H. Taylor (1869-1927) a été maire de Stanstead Plain de 1904 à 1906.  Don de Charles H. Taylor, date inconnue.
Numéro d’inventaire : 1989.1296

Adopté par Aura Andrade & James Farfan

48. Masque à gaz, modèle M1917 Lederschutzemaske, 1917

Pendant la Première Guerre mondiale, les gaz de combat sont largement utilisés par les différents belligérants. D’abord simplement lacrymogènes, les substances utilisées deviennent asphyxiantes et toxiques à partir de 1915, ce qui entraîne le développement de masques à gaz. Le modèle allemand le plus répandu dans les dernières années de la guerre est le M1917 Lederschutzemaske. Il est caractérisé par une cagoule en cuir, une cartouche amovible vissée directement dans la cagoule, la présence de lentilles amovibles et anti-buée en cellulose orange et l’absence de soupape d’expiration. Une estampe sur la cartouche indique le 20 octobre 1917 comme date de fabrication. L’objet pourrait ainsi avoir été capturé au cours de la seconde bataille de Passchendaele, dans laquelle les soldats canadiens s’illustrent de manière notoire. Le Lederschutzemaske donne un air terrifiant à son porteur et marque l’imaginaire des horreurs de la Première Guerre mondiale. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 1989.1348.1-2

Adopté par Gabriel Chénard

49. Paire de cardes à main Whitmore’s No 8 Wool, 19e siècle

La laine, après avoir été tondue et lavée, doit être brossée. Cet alignement des fibres est nécessaire pour le filage et procure le long fil continu qui peut être transformé en textile. Alors que des peignes en matériaux divers sont utilisés pour brosser la laine depuis des milliers d’années, sans doute depuis la domestication de l’animal, un nouvel outil apparaît au début du 14e siècle : les cardes. Une paire de cardes est constituée de deux objets identiques possédant une poignée, une planchette de bois, une bande de cuir et des centaines de petits crochets de métal. L’utilisation des cardes permet la production d’une laine qui contient plus d’air, et qui est de ce fait plus chaude que la laine peignée. Whitmore est une marque américaine de produits pour l’industrie de la laine. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 1990.325.1-2

Adopté par François Leduc-Primeau

50. Forces, 19e siècle

Les moutons figurent parmi les premiers animaux domestiqués, dès 10 000 ans avant notre ère, et leur laine est la raison de cette relation privilégiée avec l’homme. Aussitôt que les outils de bronze deviennent disponibles, aux alentours de 3000 avant notre ère, la forme des forces est établie et elle n’a pas changé depuis : deux couteaux dont les lames aiguisées se font face, unis par un ressort et fabriqués d’un seul morceau de métal. Ce type de forces domine l’industrie de la tonte jusqu’à la moitié du 19e siècle, et en 1900 la tonte mécanique  devient la norme. Don de Lewis A. Demick, 1977.
Numéro d’inventaire : 1990.556

Adopté par Joseph Gaudreau-Latulippe

51. Abreuvoir, 20e siècle

Dans les années 1930, Clarence LeBaron creuse une bille de pruche de 14 pieds pour abreuver le bétail de sa ferme de 300 acres à Stanstead East. L’eau, alimentée par gravité depuis une source de 100 verges sur le chemin Beaulac, coule continuellement à travers un système d’aqueduc fait de tuyaux de bois vers l’abreuvoir. Une entaille de 2 po coupée à une des extrémités de l’abreuvoir permettait au trop-plein de s’écouler, passant ainsi sous la grange jusqu’à un ruisseau. La maison et la grange de M. LeBaron étaient situées entre deux collines escarpées. Les agriculteurs de la région qui se rendaient en ville avec un chariot lourdement chargé s’arrêtaient pour y abreuver leurs chevaux. Don de Bette (LeBaron) MacDonald, 2012.
Numéro d’inventaire : 2012.6

Adopté par Louise Abbott

52. Robe d’été et bonnet, deuxième moitié du 20e siècle

Cet ensemble d’été de style champêtre a été cousu à la main à partir d’un tissu de coton imprimé provenant de la compagnie Concord Fabrics Inc. En opération de 1958 à 2005, cette compagnie américaine était reconnue pour la qualité de ses étoffes et sa grande variété de tissus aux couleurs vibrantes et aux motifs floraux. Ses produits étaient principalement destinés aux jeunes femmes. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : 1989.432.1-2

Adopté par Mr. & Mrs. Lawrence & Della Goodsell 

53. Landau, vers 1880

Voiture d’enfant à capote rabattable en moleskine et à caisse suspendue en bois peint, munie de petites et grandes roues en bois cerclées de fer. Si son origine est inconnue, il est néanmoins possible de présumer que ce landau est de fabrication italienne d’après les deux peintures miniatures peintes sur la caisse suspendue : l’une montre une  vue depuis le Grand Canal de Venise et l’autre, une vue d’une villa italienne dans un paysage alpin. Inventé au 18e siècle, l’usage du landau va considérablement se développer après la Deuxième Guerre mondiale avec le baby boom. Les landaus disparaissent progressivement durant les années 1970 pour faire place aux poussettes, pliables, plus maniables et plus sécuritaires. Don de Jacques Valiquette, 2010.
Numéro d’inventaire : 2010.42

Adopté par Eithne & David Taylor

54. Service de vaisselle Maple, vers 1880

Ce service de vaisselle en porcelaine créé par Thomas Furnival & Sons comporte une iconographie patriotique canadienne qui représente bien le Dominion de l’époque post-Confédération. Il met en valeur le castor et la feuille d’érable, symboles canadiens par excellence et dont les vertus correspondent à celles du pays naissant : l’ingéniosité et la persévérance du rongeur ainsi que la vitalité et la capacité d’adaptation de l’arbre. Thomas Furnival capitalise sur ces symboles patriotiques qui plaisent tant aux Canadiens-anglais que français. Il s’agit du premier design typiquement canadien à être apposé sur de la vaisselle anglaise. Don de John Boynton, 2013.
Numéro d’inventaire : 2013.6.1-49

Adoptant anonyme

55. Maison de poupée, 1926

Cette pièce d’art populaire a été fabriquée par le talentueux Richard « Dick » Woodman de Beebe, alors âgé de 9 ans, pour sa sœur Margaret. L’art populaire comprend une grande variété d’œuvres artistiques, caractérisées par un mélange de naïveté et de raffinement, de tradition culturelle et d’innovation personnelle. Nous pouvons imaginer tout le bonheur que la petite Margaret a eu au moment de jouer avec sa charmante maison de poupée. Don de Margaret Woodman, 2013.
Numéro d’inventaire : 2013.x.16

Adopté par Penny Farfan

56. Enfumoir, vers 1920

Les apiculteurs ont toujours utilisé la fumée pour récolter le miel parce qu’elle rend les abeilles plus dociles et réduit significativement leur tendance à piquer. L’enfumoir moderne a été inventé dans la deuxième moitié du 19e siècle et il comprend deux parties essentielles : un soufflet de cuir et une chaudière en fer-blanc. Ce modèle date du début du 20e siècle, probablement autour de 1920, comme le suggère la forme du bec et la présence d’une grille à combustible dans la chaudière. Don de Joan & Arthur Friedman de Georgeville, 2013.
Numéro d’inventaire : 2013.x.17.6

Adopté par Juliana Lynch-Staunton

57. Flacons à parfum, vers 1971

Ces tout petits flacons de parfum en forme de papillon sont faits de verre soufflé, de poils d’animaux, de peinture, de papier, d’or et de liège. Elles sont présentées dans leur emballage d’origine, une boîte de carton ronde et comportant les logos du fabricant et du vendeur. Le fabricant, Reiss Parfumeur, est un parfumeur allemand fondé à Francfort-sur-le-Main en 1837 et toujours actif au tournant du 20e siècle au moment où les bouteilles et leur emballage sont confectionnés. La paire a été achetée dans une parfumerie de Boston, ce qui témoigne des liens étroits entre Boston et Stanstead à cette époque. Don des familles Butters et Cassils, 2014.
Numéro d’inventaire : 2014.5.1.1-3

Adopté par Nancy Amos

58. Tableaux d’affichage de pointage,  deuxième moitié du 19e siècle

Le whist, un jeu de levées, était très populaire auprès de l’élite occidentale aux 18e et 19e siècles. À ce titre, il est largement présent dans la littérature du temps, notamment dans les œuvres de Jane Austen, Arthur Conan Doyle et Léon Tolstoï. À cause de sa popularité, de nombreuses variantes voient le jour, parmi celles-ci le bridge est la plus répandue depuis le début du 20e siècle. Pour garder le compte des parties de manière élégante, les marqueurs de whist se répandent au 19e siècle. En plus des sections habituelles permettant de calculer les points et de montrer l’atout, ces marqueurs-ci possèdent une caractéristique plus rare : une troisième section permet de tenir le compte des parties gagnées. Don des familles Butters & Cassils, 2014.
Numéro d’inventaire : 2014.5.7-8

Adopté par Ethel T. Mitchell

59. Album de photos de Belmere, 1870

Homme d’affaires montréalais et homme le plus riche au Canada, Sir Hugh Allan (1810-1882) était propriétaire de la Montreal Ocean Steamship Company, mieux connue sous le nom de Allan Line, et également propriétaire de la Pointe-Belmere au lac Memphrémagog. En 1870, il reçoit le prince Arthur de Connaught, petit-fils de la reine Victoria. Cet album est un cadeau que le prince fait à la famille Allan. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : s.n.

Adopté par Julie-Ann Latulippe

60. Carte du district de Saint-François, Est du Canada, 1863

Cette carte est une gravure topographique établie à partir des relevés des British & American Boundary Commissioners, de la British Land Co., du Crown Land Department and Special Surveys & Observations. Élaborée à partir du recensement de 1861, cette carte est une source importante pour l’histoire socioéconomique de la région. Elle est publiée par Putnam and Gray et inclut des données statistiques sur la population, un répertoire des entreprises, un tableau des distances, dix-huit cartons montrant des aspects de la région et quatre illustrations de bâtiments. L’Américain Ormando W. Gray (1829-1912) est un ingénieur civil et topographique qui a produit plusieurs cartes et atlas. Donateur inconnu.
Numéro d’inventaire : s.n.

Adopté par Ann Montgomery

Les politiques

  1. Le catalogue des artefacts est disponible en ligne et au comptoir d’accueil du musée pour consultation seulement.
  2. Pour adopter un artefact ou pour l’achat de billets pour la Soirée de dévoilement, veuillez contacter Mme Alison Hannan, Adjointe à la direction, par téléphone 819-876-7322 ou par courriel au info@colbycurtis.ca.
  3. Le paiement peut être effectué par chèque ou par carte de crédit (Visa et Mastercard).  
  4. Les adoptions sont valides pour un an. Pour l’édition 2019, les adoptions débuteront le 7 septembre, lors de la Soirée de dévoilement. 
  5. Un formulaire à remplir sera envoyé par courriel aux adoptants.
  6. Trois semaines sont à prévoir pour le traitement et l’envoi des documents d’adoption.
  7. Les reçus pour fins fiscales seront postés à la fin de l’année d’adoption en cours.
  8. Les adoptants ont la priorité afin d’adopter leur artefact à nouveau l’année suivante. Ils seront informés par courriel que leur adoption est sur le point d’expirer. Un artefact peut ne pas être disponible pour une adoption l’année suivante.
  9. Les questions, préoccupations et commentaires concernant le programme de financement Adoptez un artefact, peuvent être adressées à Samuel Gaudreau-Lalande, Directeur-conservateur, par téléphone 819-876-7322 ou par courriel au direction@colbycurtis.ca.